Au 22 juin 2026, le montant forfaitaire du RSA pour une personne seule sans enfant est de 651,69 € par mois. Ce barème, applicable depuis le 1er avril 2026, constitue un maximum théorique : le montant effectivement versé dépend notamment des ressources retenues et de la situation de logement. Si un forfait logement s’applique, son montant est de 78,20 € pour une personne seule. Une simulation officielle reste donc indispensable avant de construire son budget ou de déposer une demande.
Montant du RSA pour une personne seule en 2026
Le barème publié par la CAF fixe à 651,69 € le RSA non majoré d’un foyer composé d’une seule personne. La CAF présente également ce montant comme applicable du 1er avril 2026 au 31 mars 2027 dans sa fiche consacrée au RSA et à ses démarches. Cette revalorisation au 1er avril 2026 repose sur le décret n° 2026-220 du 30 mars 2026.
Les montants présentés ici concernent le régime de droit commun en métropole et dans les départements où ce barème s’applique. Mayotte dispose d’un barème distinct, consultable sur la page officielle de la CAF consacrée au RSA à Mayotte.
Dans quel cas peut-on recevoir 651,69 € ?
Une personne seule peut théoriquement atteindre 651,69 € si elle remplit les conditions d’accès au RSA, n’a ni enfant ni conjoint pris en compte dans son foyer, ne dispose d’aucune ressource déductible et n’est pas concernée par le forfait logement. Il ne s’agit donc ni d’un montant automatique ni d’un revenu garanti indépendamment de la situation personnelle.
La composition du foyer est déterminante. Une personne vivant en couple ne relève pas du barème « personne seule », même si elle dépose seule la demande. L’âge, la résidence, la nationalité ou le droit au séjour et les ressources du foyer font également partie des critères examinés. Les conditions et exceptions, notamment pour certains jeunes actifs ou jeunes parents, sont détaillées dans la fiche officielle Service-Public sur le RSA des demandeurs de 25 ans et plus.
Pourquoi le montant versé peut être inférieur
Le RSA est une prestation différentielle. L’organisme ne verse pas systématiquement le montant forfaitaire : il établit le droit à partir de la situation du foyer et des ressources entrant légalement dans le calcul. Les salaires, allocations de chômage, pensions, indemnités et autres revenus ne sont pas tous traités de façon identique. Certaines prestations sont prises en compte, tandis que d’autres peuvent être exclues.
La formule « montant forfaitaire moins toutes les sommes reçues » n’est donc qu’un repère pédagogique. Elle ne suffit pas pour calculer un droit opposable. La nature des revenus, leur mois de versement, la période de référence et les règles particulières applicables au foyer peuvent modifier le résultat. Il est notamment imprudent d’affirmer que chaque euro gagné réduit immédiatement le RSA d’un euro sans examiner le dossier et la période concernée.
Le forfait logement de 78,20 €
Pour une personne seule, le forfait logement applicable en 2026 est de 78,20 €. Selon Service-Public, cet avantage forfaitaire entre notamment dans le calcul lorsqu’une aide au logement est perçue ou lorsqu’un tiers prend en charge le loyer. La situation d’occupation du logement peut également être examinée par la CAF ou la MSA.
Une personne sans autre ressource à laquelle ce forfait est appliqué ne doit donc pas prendre 651,69 € comme montant prévisionnel. Pour comprendre l’ordre de grandeur, il faut partir du montant forfaitaire de 651,69 € et retrancher le forfait de 78,20 €, avant toute autre ressource ou correction. L’aide au logement réelle n’est pas nécessairement déduite euro pour euro : c’est le forfait réglementaire correspondant à la composition du foyer qui est utilisé.
Trois situations à distinguer
- Sans ressource et sans forfait logement : le maximum théorique est de 651,69 € par mois, sous réserve de remplir toutes les conditions.
- Sans ressource mais avec forfait logement : le calcul théorique part de 651,69 € et intègre une déduction de 78,20 €.
- Avec des revenus ou prestations retenus : leur incidence dépend de leur nature et de la période de référence. Le simulateur officiel est plus fiable qu’une soustraction manuelle.
Ces exemples ne constituent pas une décision d’attribution. Seule la CAF ou, pour une personne relevant du régime agricole, la MSA peut calculer et notifier le droit réel.
Estimer son RSA sans se tromper
La démarche la plus sûre consiste à utiliser le simulateur RSA de la CAF. Il faut y décrire la composition réelle du foyer, la situation de logement et les ressources demandées. Une personne affiliée au régime agricole peut consulter la rubrique RSA de la MSA pour connaître les conditions et accomplir ses démarches auprès de cet organisme.
Avant la simulation, il est utile de réunir les justificatifs correspondant aux rubriques du formulaire : identité et situation familiale, logement, revenus professionnels, indemnités, pensions et prestations. Il ne faut toutefois pas ajouter spontanément toutes les entrées du compte bancaire dans une même catégorie : le formulaire officiel précise quelles ressources déclarer et sur quel mois les affecter.
Le résultat d’une simulation est indicatif. Il peut différer de la décision finale si une information est incomplète, si la situation évolue ou si une ressource fait l’objet d’un traitement réglementaire particulier. Pour une décision financière importante, mieux vaut attendre la notification de droit et vérifier le détail disponible dans l’espace personnel.
Déclaration trimestrielle : vérifier les données préremplies
Les déclarations trimestrielles de ressources du RSA sont désormais préremplies pour une partie des revenus connus. La CAF explique le fonctionnement de cette déclaration préremplie et précise que le montant net social sert à contrôler les revenus concernés. Les ressources préremplies sont rattachées au mois pendant lequel elles ont été effectivement versées par l’employeur ou l’organisme payeur.
Prérempli ne signifie pas dispensé de contrôle. Avant validation, il faut comparer les montants avec les justificatifs, ajouter les ressources demandées qui ne figurent pas déjà dans la déclaration et signaler une anomalie selon la procédure proposée. Modifier une donnée préremplie sans justificatif peut entraîner une demande de pièces complémentaires.
Une variation de revenus n’agit pas toujours sur le versement du même mois, car le calcul utilise une période de référence. C’est l’une des raisons pour lesquelles une estimation faite à partir du seul revenu actuel peut être différente du montant notifié.
Que faire si le montant paraît incorrect ?
Il faut d’abord comparer la notification avec la composition du foyer, les ressources retenues, la période examinée et l’éventuel forfait logement. En cas d’écart, la démarche prudente consiste à utiliser l’espace CAF ou MSA pour demander une explication et transmettre les justificatifs appropriés.
Si une décision doit être contestée, la notification indique l’autorité compétente, la procédure et le délai applicables. Ces mentions doivent être suivies plutôt qu’un modèle générique trouvé en ligne, car la voie de recours peut dépendre de la nature de la décision et de l’étape du dossier. En présence d’un trop-perçu, il ne faut pas ignorer la notification : il convient de vérifier son motif et d’exercer, si nécessaire, le recours qui y est expressément mentionné.
À retenir : au 22 juin 2026, 651,69 € est le plafond forfaitaire mensuel d’une personne seule sans enfant, et non la somme garantie à chaque bénéficiaire. Le forfait logement est de 78,20 € pour une personne. Pour obtenir une estimation exploitable, utilisez le simulateur officiel puis contrôlez la notification de la CAF ou de la MSA.


